21 – L’entraide mutuelle dans la bienséance et la piété
Dieu le Très-Haut a dit :
5.2 : « Aidez-vous les uns les autres à l’accomplissement du bien et de la piété ».
Sourate 103 :
1. Par les temps éternels.
2. L’homme va assurément à sa perte.
3. Sauf ceux qui ont cru, qui ont fait les bonnes ½uvres, qui se sont recommandé la vérité et la justice et qui se sont recommandé la patience.
L’imam Ashâfé’i, que Dieu lui donne Sa miséricorde, a dit des paroles dont le sens est le suivant : « Les gens, ou la plupart d’entre eux, sont trop distraits pour méditer sur le sens de ce chapitre ».
Pour ce qui est des hadiths, en voici quelques-uns :
177. D’après Zeyd Ibn Khaled Al Jouhanni (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui équipe un combattant au service de Dieu, a le même salaire (auprès de Dieu) que lui et celui qui remplace dans le bien un combattant dans sa famille a le même salaire que lui ». (URA)
178. D’après Abou Sa’id Al Khoudrî (RA), le Messager de Dieu (saws) a envoyé une expédition contre les Bani Lahyân composée d’hommes de la tribu de Houdheyl. Il dit : « Qu’un homme sur deux prenne part à l’expédition et le salaire est par les deux ». (Rapporté par Moslem)
179. D’après Ibn ‘Abbas (RA), le Messager de Dieu (saws) rencontra un groupe d’hommes montés à Arrawhâ’ (près de Médine). Il dit : « Qui êtes-vous ? » Ils dirent : « Des musulmans ». Ils dirent : « Qui es-tu ? » Il dit : « Le Messager de Dieu ». Une femme lui présenta alors un enfant et lui dit : « Est-ce que le pèlerinage de cet enfant est valable ? » Il dit : « Oui et tu as pour toi un salaire ». (Rapporté par Moslem)
180. D’après Abou Moussa Al Ash’ari (RA), le Prophète (saws) a dit : « Le trésorier musulman honnête qui exécute les ordres reçus et donne l’argent à qui de droit sans rien en diminuer et de bon c½ur, fait ainsi partie de ceux qui ont fait aumône de cet argent ».
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
22 – La loyauté dans les sentiments et le bon conseil
Dieu le Très-Haut a dit :
49.10 : « Les Croyants ne sont que des frères ».
7.62 : « Je vous donne le bon conseil ».
7.68 : « Je suis pour vous un conseiller loyal et honnête ».
181. Selon Tamîn Ibn Aws Addarî (RA), le Prophète (saws) a dit : « La religion c’est le bon conseil et la loyauté ». Nous demandâmes : « Vis-à-vis de qui ? » Il dit : « Vis-à-vis de Dieu, de Son Livre, de Son Messager, des guides des Musulmans et de leurs simples citoyens ». (Rapporté par Moslem)
182. Jarîr Ibn ‘Abdullâh a dit : « J’ai fait acte d’allégeance au Messager de Dieu (saws) en m’engageant à faire la prière selon toutes ses règles, à faire l’aumône et à être loyal dans mon conseil et dans mes sentiments envers tout Musulman ». (URA)
183. D’après Anas (RA), le Prophète (saws) a dit : « Aucun d’entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère (ou prochain) ce qu’il aime pour lui-même ». (URA)
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
23 – Le commandement du bien et la proscription du mal
Dieu le Très-Haut a dit :
3.104 : « Qu’à partir de vous se forme une nation appelant au bien, ordonnant les bons usages et en proscrivant les mauvais ! Ceux-là sont les récolteurs du succès ».
3.110 : « Vous êtes, depuis toujours, la meilleure nation suscitée aux humains : vous ordonnez les bons usages, vous proscrivez ce qui est réprouvé et vous croyez en Dieu ».
7.199 : « Exige ce qui est aisément supportable, ordonne le bien communément reconnu comme tel et détourne-toi des insensé ! »
9.71 : « Les croyants et les croyantes sont étroitement liés les uns aux autres par l’amitié et le soutien réciproque. Ils prescrivent le bien communément reconnu comme tel et proscrivent ce qui est unanimement réprouvé ».
5. 78 et 79 : « Ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie ceux des fils d’Israël qui ont renié et ce pour leur désobéissance (à Dieu) et pour leurs agressions répétées.
Quand ils faisaient quelque chose d’unanimement réprouvé, ils ne se l’interdisaient pas les uns les autres.
Quelle bien mauvaise chose ce qu’ils faisaient ! »
18.29 : « Dis : « C’est là la pure vérité venant de votre Seigneur. Que celui qui veut croire croie et que celui qui veut renier renie ».
15.94 : « Proclame à haute voix ce qui t’es ordonné ! »
7.165 : « Nous sauvâmes ceux qui proscrivaient le mal et Nous châtiâmes ceux qui avaient commis l’injustice par un supplice bien dur pour la rébellion qu’ils manifestaient »
Les versets se rapportant à ce chapitre sont nombreux et notoires.
Quant aux hadiths :
184. Abou Sa’id Al Khoudri (RA) rapporte qu’il a entendu le Messager de Dieu (saws) dire : « Que celui d’entre vous qui voit une chose répréhensible la corrige de sa main ! S’il ne le peut pas de sa main, qu’il la corrige avec sa langue ! S’il ne le peut avec sa langue que ce soit avec son c½ur et c’est là le degré le plus faible de la foi ». (Rapporté par Moslem)
185. Selon Ibn Mas’ud (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Il n’est pas de prophète suscité par Dieu à sa nation qui n’ait eu parmi ses concitoyens des partisans fidèles et des compagnons adoptant sa ligne de conduite et obéissant à ses ordres. Puis il viendra après eux des successeurs qui diront ce qu’ils ne font pas eux-mêmes et feront ce dont ils n’auront pas reçu l’ordre. Celui qui les aura combattus de sa main sera croyant ; celui qui l’aura combattus de sa langue sera croyant et celui qui les aura combattus de son c½ur sera croyant. Mais après cela il n’y a plus le poids d’un grain de moutarde de foi ». (Rapporté par Moslem)
186. ‘Oubâda Ibn Assâmet (RA) a dit : « Nous avons fait acte d’allégeance au Messager de Dieu (saws) nous engageant à écouter et à obéir dans l’aisance comme dans la gêne, dans ce qu’on aime et dans ce qu’on n’aime pas, même si nous voyons régner quelque favoritisme à notre détriment ; à ne point lutter pour le pouvoir à moins de voir une mécréance évidente à propos de laquelle nous tenons un argument de Dieu ; à proclamer la vérité là où que nous soyons sans craindre en Dieu le reproche de quiconque ». (URA)
187. D’après Annou’mân Ibn Bachir (RA), le Prophète (saws) a dit : « L’image de celui qui ne reconnaît pas les interdits de Dieu et cherche à les abolir et l’image de celui qui les transgresse est celle d’un groupe de gens qui ont tiré au sort pour donner à chacun d’eux sa place dans un bateau. A certains revint le pont et à d’autres la cale. Ceux qui logeaient dans la cale étaient obligés de passer par le pont pour puiser l’eau (de la rivière). Ils dirent : « Si nous faisions un trou dans la partie qui nous revient, nous cesserons de déranger ceux qui sont au dessus de nous ». S’ils les laissaient réaliser ce désir, c’est leur perte à tous ; et s’ils les en empêchent, c’est leur salut à eux et à tous ». (Rapporté par Al Boukhari)
188. La mère des Croyants (femme du Prophète) Oummou Salma (RA) rapporte que le Prophète (saws) a dit : « On mettra à votre tête des chefs dont vous approuverez certains comportements et dont vous désapprouverez d’autres. Celui d’entre vous qui n’aura pas aimé ces comportements se sera disculpé, celui qui les aura désavoués aura assuré son salut mais celui qui aura accepté et suivi… (Sous-entendu : celui-là aura le pire châtiment) ». Ils dirent : « O Messager de Dieu ! Ne devons-nous pas les combattre ? » Il dit : « Non, tant qu’ils assurent parmi vous l’office de la prière ». (Rapporté par Moslem)
189. La mère des Croyants Zeynab bent Jahsh (RA) rapporte que le Prophète (saws) est rentré un jour chez elle épouvanté. Il répétait (en signe d’étonnement et d’impuissance devant la gravité de la chose) : « Il n’y a de Dieu que Dieu ; malheur aux arabes pour un mal terrible qui est désormais tout proche. Ce jour-ci en effet un trou comme ceci (il fit un rond avec son pouce et son index) s’est ouvert dans le barrage de Dhoulqarneyn qu’il a construit pour contenir le flot dévastateur des peuplades sauvages de Gog et Magog ». Elle dit : « O Messager de Dieu ! Est-ce que nous périrons alors qu’il y aura parmi nous des saints ? » Il dit : « Oui, quand la corruption et le vice seront généralisés ». (URA)
190. Selon Abou Sa’id Al Khoudri (RA), le Prophète (saws) a dit : « Méfiez-vous de cette pratique qui consiste à vous asseoir dans les rues ! » Ils dirent : « O Messager de Dieu ! Nous ne pouvons nous en passer car c’est là pour nous l’occasion de parler entre nous ». Le Messager de Dieu (saws) leur dit alors : « Si vous tenez absolument à cette pratique, donnez au moins à la rue son droit ». Ils dirent : « Et quel est le droit de la rue ? O Messager de Dieu ! » Il dit : « Ne pas regarder les passants, ne pas leur faire du tort, leur rendre leur salut, commander le bien et interdire le mal ». (URA)
191. D’après Ibn ‘Abbas (RA), le Messager de Dieu (saws) vit une bague d’or au doigt d’un homme. Il la lui retira et la jeta par terre en disant : « Comment dont est-ce que l’un de vous saisit de sa main une braise en connaissance de cause ? » Une fois que le Messager de Dieu (saws) s’en alla, on dit à cet homme : « Ramasse ta bague et tires-en quelque profit ! » Il dit : « Non, par Dieu ! Jamais je ne la reprendrai alors que le Messager de Dieu (saws) l’a jetée par terre ». (Rapporté par Moslem)
192. Al Hasan Al Basri rapporte que le compagnon du Prophète (saws) A’idh Ibn ‘Amr (RA) entra un jour chez ‘Oubeydillah Ibn Zeyd et lui dit : « Mon petit ! J’ai entendu dire le Messager de Dieu (saws) : « Le plus mauvais berger est celui qui brise l’échine de son troupeau. Garde-toi d’être de ce genre ». Il lui dit : « Assieds-toi donc ! Tu n’es en vérité que le déchet (le son) des Compagnons de Mohammad (saws) ». Il lui dit : « Est-ce qu’ils avaient donc un déchet ? Mais le déchet ne vint en vérité qu’après eux et à partir d’autres qu’eux ». (Rapporté par Moslem)
193. Houdheyfa (RA) rapporte que le Prophète (saws) a dit : « Par celui qui teint mon âme dans Sa main, vous commanderez le bien et interdirez le mal ou bien vous ne serez certainement pas loin de voir Dieu envoyer sur vous un châtiment venant de Lui. Vous L’invoquerez alors et Il ne répondra pas à votre appel ». (Rapporté par Tirmidhi)
194. Selon Abou Sa’id Al Khoudri (RA), le Prophète (saws) a dit : « Le meilleur combat (au service de Dieu) est une parole de justice et de vérité prononcée chez un tyran ». (Rapporté par Abou Daoud et Tirmidhi)
195. Selon Ibn Mas’ud (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « La faveur religieuse commença à s’atténuer chez les fils d’Israël à partir du moment où l’homme en rencontrait un autre et lui disait : « O toi ! Crains Dieu et mets fin à tes agissements ! Ce sont des choses interdites ». Puis il le rencontrait le lendemain sans qu’il ait changé sa conduite. Cela ne l’empêchait pourtant pas de manger à sa table, de boire avec lui et de s’asseoir en sa compagnie. Quand tel fut leur comportement, Dieu installa la haine entre leurs c½urs ». Puis il cita ces versets de la Sourate 5 du Coran : « Ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie ceux des fils d’Israël qui avaient renié et ce pour leur désobéissance (à Dieu) et pour leurs agressions répétées (78). Quand ils faisaient quelque chose d’unanimement réprouvé, ils ne se l’interdisaient pas les uns aux autres. Quelle bien mauvaise chose que ce qu’ils faisaient ! (79). Tu vois plusieurs d’entre eux se lier de véritable amitié avec ceux qui avaient renié. Quelle bien mauvaise chose que ce que leur âme (bestiale) leur a fait aimer car Dieu les as frappés de Son indignation et c’est dans le supplice qu’ils s’éterniseront (80). S’ils croyaient en Dieu, au Prophète et à ce qu’i lui a été descendu, ils ne les prendraient point comme véritables amis ; Mais plusieurs d’entre eux sont des dévergondés (81) ». Puis il dit : « Oh non par Dieu ! Vous commanderez le bien, interdirez le mal, ferez cesser l’injustice de l’injustice, le ramènerez de force au bon droit et l’obligerez à le suivre, sinon Dieu installera sûrement la haine entre vos c½urs puis vous maudira comme Il a maudit ces Juifs ». (Rapporté par Abou Daoud et Tirmidhi)
Cette version est celle de Abou Daoud et voici celle de Tirmidhi : « Le Messager de Dieu (saws) a dit : « Quand les fils d’Israël tombèrent dans les actes de désobéissance, leurs savants le leur déconseillèrent mais en vain. Cela n’empêcha pourtant pas leurs savants d’assister à leurs réunions et de partager leur manger et leur boire. Dieu installa alors la haine entre leurs c½urs et « les maudit par la bouche de David et de Jésus fils de Marie et ce pour leur désobéissance et leurs agressions répétées ». Le Messager de Dieu (saws) s’assit alors qu’il était appuyé sur son coude et dit : « Oh non, par Celui qui tient mon, âme dans Sa main … jusqu’à ce que vous le rameniez par la force au bon droit ».
197. On rapporté ces propos de Abou Bakr (RA) : « O gens ! Vous lisez ce verset : « O vous qui avez cru ! Vous ne répondez que de votre propre personne et celui qui s’égare ne vous fait aucun tort si vous avez suivi la bonne voie ». Cependant que j’ai entendu dire le Messager de Dieu (saws) : « Les gens, quand ils voient l’injuste commettre son injustice sans l’en empêcher, ne sont plus loin de voir Dieu les frapper tous, sans distinction, d’un châtiment provenant de Lui ». (Rapporté par Abou Dâoud, Titmidhi et Annasa’i)
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
24 – Combien Dieu a aggravé le châtiment de celui qui commande le bien et interdit le mal tout en faisant le contraire de ce qu’il dit
Dieu le Très-Haut a dit :
2.44 : « Ordonnez-vous aux gens obéissance et bienfaisance tout en vous oubliant vous-mêmes alors que vous récitez le Livre ? N’êtes-vous donc point sensés ? »
61.2 et 3 : « O vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas vous-mêmes ?
C’est une grande abomination auprès de Dieu que de dire ce que vous ne faites pas »
11.88 (à propos du prophète Shou’ayb) : « Je ne cherche pas à être différent de vous et à faire en même temps ce que je vous interdis ».
Quant aux Hadiths, nous citons le suivant :
198. Ousâma Ibn Zeyd (RA) a dit : « J’ai entendu dire le Messager de Dieu (saws) : « Le jour de la résurrection on fait venir l’homme pour le jeter dans le Feu. Ses intestins sortent de son anus et il tourne en les traînant après lui comme tourne l’âne autour d’un moulin. Les gens de l’enfer se rassemblent alors autour de lui et lui disent : « O untel ! Qu’est-ce qui t’arrive ? N’est-ce pas toi qui commandais le bien et interdisais le mal (sur terre) ? » Il dit : « Si, j’ordonnais en effet le bien mais sans le faire moi-même et j’interdisais le mal tout en le faisant ». (URA)
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
25 – Le devoir de restituer le dépôt à son ayant droit
Dieu le Très-Haut a dit :
4.58 : « Dieu vous ordonne de restituer les dépôts à leurs ayants droit ».
33.72 : « Nous avons proposé de dépôt aux cieux, à la terre et aux montagnes, mais ils refusèrent de le porter et en furent remplis de crainte. L’homme, lui, l’a pourtant porté. Il sera toujours un très grand injuste et un très grand ignorant ».
Quant aux hadiths :
199. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « On reconnaît l’hypocrite à l’une de ces trois caractéristiques :
- Quand il parle il ment.
- Quand il promet il ne teint pas sa promesse
- Quand on lui confie un dépôt il le trahit. (URA)
Dans une autre version il ajoute :
- …quand bien même il a observé le jeûne, pratiqué la prière et prétendu être musulman.
200. Houdheyfa Ibn Al Yamân (RA) a dit : « Le Messager de Dieu (saws) nous a dit deux sentences dont j’ai déjà vu la réalisation de l’une d’elles et dont j’attends celle de l’autre. Il nous a dit que le respect du dépôt était descendu et ils enrichirent ainsi leur savoir à partir du Coran et de ma Tradition (sunna). Puis il nous a parlé du temps où le respect du dépôt remonterait au ciel. Il dit : « L’homme s’endort un moment et voilà que le respect du dépôt a été retiré de son c½ur. Il n’y en restera plus qu’une trace légère. Puis il s’endort de nouveau et le respect du dépôt est retiré de son c½ur. Sa trace n’y sera plus comme une boursouflure, telle une braise que tu laisses tomber sur ton pied et qui y provoque une cloque que tu vois proeminente mais qui ne contient rien de consistant (il prit en même temps un caillou qu’il laissa tomber sur son pied). Les gens en viennent à chercher quelqu’un à qui faire acte d’allégeance et voilà qu’il ne reste presque plus personne qui respecte le dépôt. Si bien qu’on finit par dire : « Il y a dans telle tribu un homme respectueux du dépôt », jusqu’à ce qu’on dise à son sujet : « Combien il est fort ! Combien il est délicat et combien il est sage ! », bien que dans son c½ur il n’y ait même pas le poids d’un grain de moutarde de foi ». J’ai connu des temps où je pouvais tranquillement faire acte d’allégeance à n’importe qui de vous : s’il était Musulman c’était sa foi qui était garante et sa loyauté et s’il était chrétien ou juif, c’était son gouverneur qui en était garant. Tandis qu’aujourd’hui je ne donnerai mon allégeance qu’à untel et untel ». (URA)
201. Selon Houdheyfa et Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Dieu, béni et exalté, ressemblera les gens (pour le Jugement dernier). Les Croyants resteront debout jusqu’à ce qu’on fasse venir le Paradis tout près d’eux. Ils vont alors trouver Adam (AS) et lui disent : « O notre père ! Prie pour nous ton Seigneur pour qu’Il nous ouvre les portes du Paradis ! » Il leur répond : « Qu’est-ce donc qui vous a sortis du Paradis si ce n’est la faute de votre père ? Non, ce n’est pas à moi que revient cet honneur. Allez plutôt à mon fils Abraham, l’ami de Dieu ». Ils vont donc trouver Abraham qui leur dit : « Ce n’est pas à moi que revient cet honneur. Je n’ai été l’ami intime de Dieu que de derrière un écran. Allez plutôt trouver Moïse à qui Dieu a adressé directement la parole ». Ils vont voir Moïse qui leur dit : « Ce n’est pas à moi que revient cet honneur. Allez plutôt trouver Jésus, le Verbe de Dieu et Son Esprit ». Jésus leur dit : « Ce n’est pas à moi que revient cet honneur ». Ils vont alors voir Mohammad (saws) qui se lève et voilà qu’on lui permet de faire ouvrir les portes du Paradis. C’est à ce moment que le respect du dépôt et le respect des liens de parenté sont suscités (sous une apparence humaine) et se tiennent l’un à droite et l’autre à gauche du pont de l’enfer. Les premiers d’entre vous traverseront ce pont à la vitesse de l’éclair. (Je dis : « Que mon père et ma mère te servent de rançon ! que veut dire : « Ils traverseront le pont comme l’éclair ? » Il dit : « Ne voyez-vous pas comment l’éclair traverse le ciel de part en part en un clin d’½il ? »). « Puis les autres le traverseront à la vitesse du vent, d’autres à la vitesse de l’oiseau. Les hommes les plus forts ne passeront que grâce à leurs bonnes ½uvres. Votre Prophète se tiendra devant le pont en disant : « Seigneur ! Sauve-les, sauve-les ! », jusqu’à ce que les ½uvres des gens s’avèrent incapables de les faire passer. Si bien que l’homme vient ne pouvant marcher qu’à quatre pattes. Sur les deux bords du pont il y a des pinces accrochées ayant pour mission de saisir ceux qui leur sont désignés. C’est alors que certains sont blessés par ces tenailles mais finissent quand même par être sauvés mais d’autres vont s’entasser dans le Feu ». Par Celui qui tient l’âme de Abou Hourayra dans Sa main ! La profondeur de l’Enfer équivaut à plusieurs longues années de marche ». (Rapporté par Moslem)
202.’Abdullâh Ibn Azzoubeyr (RA) a dit : « Le jour de la bataille du chameau », lorsque Azzoubeyr se dressa entre les partisans de ‘Aïcha et ceux de ‘Ali, il m’appela et je me tins debout à son côté. Il me dit : « Mon petit ! Voici un jour où ne sera tué qu’un injuste ou la victime d’une injustice, et je voix sûrement que je vais être tué aujourd’hui victime d’une injustice. Parmi mes plus grands soucis est certainement ma dette. Penses-tu que l’acquittement de ma dette vous laissera quelque chose de mes biens ? » Puis il dit : « Mon petit ! Vends nos biens et paie notre dette. Il en légua le tiers et le tiers de ce tiers aux fils de ‘Abdullâh Ibn Azzoubeyr. Il dit : « Si, après le règlement de ma dette, il reste quelque chose de nos biens, que le tiers en soit donné à tes enfants ». Hishâm dit : « Le fils de ‘Abdullâh avait vu quelques-uns des fils de Azzoubeyr, Khoubeyb et ‘Abbâd. Il avait alors neuf fils et neuf filles. ‘Abdullâh dit : « Il se mit à me recommander sa dette en disant : « Mon petit ! Si tu ne peux payer une partie de ta dette, cherche aide auprès de mon de mon Seigneur ». Il dit : « Par Dieu, je n’ai pas compris ce qu’il disait et je lui dis : « Père ! Qui est donc ton Seigneur ? » Il dit : « Dieu ». Il dit : « Chaque fois que j’ai eu des difficultés à payer ses dettes, je disais : « Maître de Azzoubeyr, acquitte pour lui sa dette ! », et Il l’acquittait ». Il dit : « Azzoubeyr fut donc tué sans laissé ni dinars ni dirhems à part des terres, dont celle nommée «la forêt ». Il laissa de même onze maisons à Médine, deux de Basra, une à Koufa et une en Egypte ». Il dit : « Toutes ses dettes ne provenaient que du fait suivant : chaque que quelqu’un venait lui confier quelque chose, il lui disait : « Que ce soit à tire d’emprunt car je crains de la perdre ». Jamais il n’a accepté un poste de commandement ou une charge de collecteur d’impôts ou autre à moins qu’il ne fût dans une campagne militaire avec le Messager de Dieu (saws) ou Abou Bakr, ou ‘Omar, ou ‘Othmân, que Dieu leur accorde satisfaction ». ‘Abdullâh dit : « J’ai évalué le montant de sa dette et je l’ai trouvé de deux millions deux cent mille dinars ». Hakim Ibn Hizam rencontra ‘Abdullâh Ibn Azzoubeyr et lui dit : « O fils de mon frère ! Combien doit mon frère ? » Je lui en cachais la vraie valeur et lui dis : « Cent mille dinars ». Hakim dit : « Par Dieu ! Je ne crois pas que vos biens suffiront à la payer ». ‘Abdullâh dit : « Que dirais-tu si elle s’élevait à deux millions deux cent mille ? » Il dit : « Je ne vous vois pas capables de vous en tirez. De toutes façon, toutes les fois que vous aurez des difficultés, adressez-vous à moi ». Il dit : « Azzoubeyr avait acheté « la forêt » pour cent soixante mille dinars. ‘Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Puis il se leva et dit : « Que celui à qui Azzoubeyr doit quelque chose vienne me rejoindre à la forêt ». ‘Abdullâh Ibn Ja’far l’y rejoignit. Azzoubeyr lui devait quatre cent mille dinars. Il dit à ‘Abdullah Ibn Azzoubeyr : « Si vous voulez je renonce pour vous à mon dû ». ‘Abdullâh lui dit : « Non ». Il dit : « Si vous voulez, reportez à plus tard le paiement de ce que vous me devez ». ‘Abdullah dit encore : « Non ». Il dit : « Dans ce cas, donnez-moi une partie de « la forêt ». ‘Abdullah dit : « Tu en as d’ici à là-bas ». ‘Abdullâh en vendit une partie. Cela suffit à payer la dette et il en resta quatre parts et demie. Il se rendit chez Mou’âwiyâ alors qu’il avait auprès de lui, ‘Amr Ibn ‘Othmân, Al Mondher Ibn Azzoubeyr et Ibn Zam’a. Mou’âwiyâ lui dit : « A combien a été évalué « la forêt » ? Il dit : « Chaque part a été estimée à cent mile dinars » Il dit : « Combien en reste t-il ? » Il dit : « Quatres partes et demie ». Al Mondher Ibn Azzoubeyr dit : « J’en prends une pour cent mille dinars ». ‘Amr Ibn Othmân dit à son tour : « J’en prends une aussi à cent mille dinars ». Ibn Zam’a dit enfin : « J’en prends une à cent mille dinars ». Mou’âwiyâ dit alors : « Combien en reste t-il ? » Il dit : « Une part et demie ». Il dit : « Je les prends pour cent cinquante mille dinars ». Quand Azzoubeyr régla le restant de la dette, les fils de Azzoubeyr lui dirent : « Partage entre nous notre part d’héritage ». Il dit : « Par Dieu ! Je ne la partagerai entre vous qu’après avoir crié durant le pèlerinage de quatre années consécutives : « A qui Azzoubeyr doit encore quelque chose ? » Une fois les quatre années révolues, il partagea l’héritage et leur en donna le tiers. Azzoubeyr avait eu quatre femmes. A chacune d’elles revint la somme de un million deux cent mille dinars. Toute sa fortune s’élevait donc à cinquante millions et deux cent mille dinars. (Rapporté par Al Boukhari).
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
26 – L’interdiction de l’injustice et l’obligation de réparer ses injustices
Dieu le Très-Haut a dit :
1. Chap 40/18 : « Les injustices n’auront alors aucun ami fervent et aucun intercesseur à la parole écoutée. »
Pour ce qui est des Hadiths :
Selon Jaber (RA), Le Messager de Dieu (saws) a dit : « Craignez d’être injustes car l’injustice se traduira le jour de la résurrection en ténèbres. Craignez l’avarice car elle a causé la perte de ceux qui étaient avant vous. Elle les a poussée en effet à faire couler leur sang et à se permettre ce qui leur était interdit. » (Moslem)
Commentaire
L’avarice traduit l’amour effréné des biens de ce monde à tel point qu’on n’hésite pas à tuer son prochain pour s’approprier sa fortune. On peut le tuer à proprement parler ou indirectement d’exploiter la misère des autres. Nous en avons malheureusement des images très convaincantes dans cette fameuse dette du Tiers-monde vis-à-vis des économiquement prépondérants.
Cette même avarice pousse à vendre son honneur soit en trahissant sa patrie, soit par l’exploitation du vice et des passions bestiales des dévergondés, proxénétisme, vente des boissons alcoolisées et des stupéfiants.
204. Selon Abou Hourayra le Messager de Dieu (saws) a dit : « Certainement chacun de vous rendra son dû le jour de la résurrection au point que le mouton sans cornes obtienne réparation du mouton cornu (qui l’aura frappé dans ce monde). (Rapporté par Moslem)
205. Ibn ‘Omar (RA) a dit : « Nous parlions du pèlerinage d’adieu (celui qu’accomplit le Prophète (saws) trois mois avant sa mort) alors que le Prophète (saws) était encore parmi nous et nous ne savions pas ce que c’était le pèlerinage d’adieu, jusqu’à ce que le Messager de Dieu (saws) prononça un jour la louange et la glorification de Dieu puis évoqua le faux Messie et parla longuement de lui en disant entre autres : « Dieu n’a pas envoyé un prophète sans lui ordonner de mettre en garde sa communauté contre le faux Messie. C’est ainsi que Noé et les prophètes après lui reçurent cet ordre. S’il sortait parmi vous, ses signes distinctifs cachés ne le seront pas pour vous. Votre seigneur n’est pas borgne alors que lui, il lui manque l’½il droit. Son ½il est tel un grain de raisin desséché. Attention ! Deu vous a rendu sacrés vos vies et vos biens comme est sacré votre jour-ci dans votre mois-ci. Attention ! Ai-je bien transmis ? » Ils dirent : « Oui ». Il dit : « Seigneur Dieu, sois-en témoin ! (trois fois de suite) ». « Malheur à vous ! Ouvrez bien les yeux ! Ne redevenez pas mécréants en frappant vos cous les uns aux autres ! » (Rapporté par Al Boukhari et Moslem en partie).
206. Selon ‘Aïcha (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui se sera approprié injustement une palme de terre l’apportera avec lui le jour de la résurrection, enroulée autour de son cou à partir des sept terres ». (URA)
207. Selon Abou Moussa (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Dieu allonge la corde à l’injuste mais, quand Il le frappe de Son châtiment, Il ne le rate pas ». Puis il récita ce verset : « Tel est le châtiment de ton Seigneur quand Il punit les cités alors qu’elles sont injustes. Son châtiment est bien douloureux et bien dur » (sourate 2 verset 102). (URA)
208. Mou’adh (RA) a dit : « Le Messager de Dieu (saws) m’a envoyé (comme gouverneur au Yémen). Il me dit : « tu vas trouver des gens du Livre (Juifs et Chrétiens). Invite-les à attester qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu. S’ils acceptent de l’attester, fais-leur savoir que Dieu leur a prescrit cinq prières de jour et de nuit. S’ils acceptent cette prescription, annonce-leur que Dieu a imposé une aumône qu’on prend de leurs riches pour les redistribuer entre leurs pauvres. S’ils acceptent cette imposition, garde-toi de toucher à leurs biens précieux et crains la malédiction de l’opprimé car rien ne l’arrête dans sa montée jusqu’à Dieu ». (URA)
209. ‘Abdurrahmân Ibn Sa’d Asâ’idî (RA) a dit : « Le Prophète (saws) a désigné comme collecteur de l’impôt (zakat) un homme de la tribu de Azd nommé Ibn Alloutbya. Une fois de retour, ce dernier dit : « Ceci est à vous et cela m’a été offert comme cadeau ». Le Messager de Dieu (saws) monta sur la chaire, prononça la louange et la glorification de Dieu puis dit : « Or donc ! Voilà que je charge l’un de vous de collecter ce que Dieu a mis à ma disposition et voilà que cet homme vient nous dire : « Ceci est à vous et cela m’a été offert comme cadeau ». Que ne reste t-il donc dans la maison de son père et de sa mère pour voir si ces cadeaux viennent à lui si ce qu’il dit est vrai ! Par Dieu ! Aucun d’entre vous ne perdra illégalement quoi que ce soit sans rencontrer plus tard Dieu portant ce qu’il a pris le jour de la résurrection ! Je renierai certainement quiconque d’entre vous rencontrera Dieu en portant un chameau qui blatère ou une vache qu beugle ou une brebis qui bêlante ». Puis il leva ses mains jusqu’à dévoiler la blancheur de ses aisselles et dit : « Seigneur Dieu ! Ai-je bien transmis ? » (URA)
210. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui a lésé son frère dans sa bonne réputation (son honneur) ou autre chose, qu’il s’en acquitte auprès de lui aujourd’hui (dans ce bas monde) avant qu’il ne se retrouve dans l’autre monde où le dinars et le dirham n’ont plus cours. S’il a alors quelques bonnes ½uvres, on en prend l’équivalent de son injustice (pour le donner à la personne lésée) et s’il n’a aucune bonne ½uvre, on lui fait supporter en compensation une partie des péchés de la victime ». (Rapporté par Al Boukhari)
211. Selon ‘Abdullâh Ibn ‘Amr Ibn Al ‘Âs (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le musulman est celui dont les musulmans sont à l’abri du mal de sa langue et ses mains. Le fugitif de la Mecque à Médine (Al Mouhajer) est celui qui a fui les interdits de Dieu ».
212. Toujours selon lui : « Un homme du nom de Kirkira avait la garde des bagages du Prophète (saws). Quand il mourut, le Messager de Dieu (saws) dit : « Cet homme est en Enfer ». On alla voir la raison de cette condamnation et l’on trouva effectivement dans ses propres affaires un manteau qu’il avait volé du butin. (Rapporté par Al Boukhari)
213. Selon Noufey’ Ibn Al Hareth (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le temps a désormais accompli sa révolution et est revenu à son état le jour où Dieu créa les cieux et la terre. L’année comprend douze moi dont quatrre sont sacrés (Dhoul Qa’da, Dhoul hijja et Mouharram ainsi que Rajab de la tribu de Moudar). Rajab se situe entre les mois de Joumâda et Sha’ban. En quel moi sommes-nous ? » Nous dîmes : « Dieu et Son Messager le savent mieux que nous ». Il se tut si bien que nous pensâmes qu’il allait lui donner un autre nom que le sien. Puis il dit : « N’est-ce pas Dhoul hijja ? » Nous dîmes : « Si ». Il dit : « En quel pays sommes-nous ? ». Nous dîmes : « Dieu et Son Messager le savent mieux que nous » Il se tut si bien que nous pensâmes qu’il allait lui donner un autre nom que le sien. Il dit : « N’est-ce pas dans la cité sainte (la Mecque) ? ». Nous dîmes : « Si ». Il dit : « En quel jour sommes-nous ? ». Nous dîmes : « Dieu et Son Messager le savent mieux que nous » Il se tut si bien que nous pensâmes qu’il allait lui donner un autre nom que le sien. Il dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice ? » Nous dîmes : « Si ». Il dit : « Votre sang, vos biens et votre réputation (honneur) vous sont sacrés comme est sacré ce jour-ci dans votre cité-ci, en votre mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur qui vous demandera compte de vos ½uvres. Attention ! Ne redevenez pas mécréants après moi, frappant vos cous les uns les autres. Attention ! Que les présents fassent parvenir cela aux absents ! Il se peut que celui à qui on le fera parvenir retienne mieux que certains que ceux qui l’ont entendu ». Puis il dit : « Attention ! Ai-je bien transmis ? » Nous dîmes : « Oui ». Il dit : « Seigneur Dieu, sois-en témoin ! ». (URA)
214. Selon Abou Oumâma Iyâs Ibn Ta’laba (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui usurpe de sa main droite le droit d’un Musulman, Dieu a rendu obligatoire son entrée en Enfer et lui a interdit le Paradis ». Quelqu’un dit : « Même s’il s’agit de quelque chose de futile ? O Messager de Dieu ! » - « Quand même c’est un simple bâton d’arac (plante commune de l’Arabie dont le bois sert à se curer les dents et qui se vent très bon marché). (Rapporté par Moslem)
215. ‘Adi Ibn ‘Oumayra (RA) a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (saws) dire : « Celui d’entre vous à qui nous avons confié un dépôt et qui nous en dérobe une grosse aiguille ou quelque chose de plus important, aura commis un vol qu’il apportera avec lui le jour de la résurrection ». Un homme noir parmi les Ansârs (les premiers habitants de Médine) se leva alors et dit (et c’est comme si je le voyais encore) : « O Messager de Dieu ! Accepte ma démission de mon poste de gouverneur ! » Il lui dit : « Et pourquoi donc ? ». Il dit : « Je viens t’entendre dire ceci et cela ». Il lui dit : « Et moi je te dis maintenant : « Celui que nous avons placé à la tête d’un gouvernorat qu’il nous en rapporte le produit (impôts) que ce soit peu ou beaucoup. Ce qui lui en revient de droit qu’il le prenne et ce que Dieu lui en a interdit qu’il s’abstienne de le prendre ! » (Rapporté par Moslem)
216. ‘Omar Ibn Al Khattab (RA) a dit : « Quand ce fut le jour de Khaybar, un petit groupe des compagnons du Prophète (saws) vinrent dire : « Un tel est mort en martyr et un tel mort en martyr ». Puis ils passèrent devant la dépouille mortelle de quelqu’un et dirent : « C’est un martyr ». Le prophète(saws) dit alors : « Oh que non ! Je l’ai vu en Enfer portant un manteau qu’il a volé du butin ». (Rapporté par Moslem)
217. Selon Abou Qatâda Al Hârit Ibn Rib’î (RA), le Messager de Dieu (saws) se leva parmi eux pour leur faire un discours. Il leur dit que le combat au service de Dieu et la foi en Dieu étaient les meilleures actions de Bien. Quelqu’un se leva et dit : « O Messager de Dieu ! Penses-tu que si je suis tué au service de Dieu cela m’absoudra de mes péchés ? » Le Messager de Dieu (saws) lui dit : « Oui, si vraiment tu es tué au service de Dieu, te montrant patient au combat dans le seul espoir de la récompense de Dieu, faisant face à l’ennemi et ne lui tournant jamais le dos ». Puis le Messager de Dieu (saws) dit : « Comment as-tu dit ? ». Il dit : « Penses-tu que si je suis tué au service de Dieu cela m’absoudra de mes péchés ? » Le Messager de Dieu (saws) dit : « Oui, si tu es tué alors que tu es patient au combat dans l’espoir de la récompense de Dieu, faisant face à l’ennemi et ne lui tournant pas le dos, cela t’absoudra de tous tes péchés sauf des dettes non remboursées. Gabriel me l’a dit ». (Rapporté par Moslem)
218. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Savez-vous qui a fait faillite ? » Ils dirent : « Nous considérons comme failli parmi nous celui qui a perdu son argent et ses biens ». Il dit : « Le failli de ma communauté qui viendra le jour de la résurrection ayant fait la prière, observé le jeûne et payé l’impôt (zakat). Il vient après avoir insulté celui-ci, accusé celui-là de dévergondage, mangé l’argent de tel autre, répandu le sang de celui-là, et frappé tel autre. On répartit ses bonnes actions entres ses victimes et, si elles ne suffisent pas à le racheter auprès d’elles, on prend de leurs péchés, on les jette sur lui et il est ensuite jeté en Enfer ». (Rapporté par Moslem)
219. Selon Oummou Salma (RA), el Messager de Dieu (saws) a dit : « Je ne suis après tout qu’un être humain et vous venez de m’exposer vos litiges. Or, il se peut que l’un de vous soit plus habile que l’autre à avancer ses arguments. Je juge donc en sa faveur selon ce que j’entends. Celui à qui ma sentence accorde à tort le droit de son frère je ne fais là que lui accorder un morceau d’Enfer ». (URA)
220. Selon ‘Abdullâh Ibn ‘Omar (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le croyant ne cesse de se trouver à l’aide dans sa religion tant qu’il n’a pas fait couler un sang interdit ».
221. Khawla Bent ‘Âmer Al Ansârî l’épouse de Hamza (RA) a dit : « J’ai entendu le Messager de Dieu (saws) dire : « Il y a des gens qui disposent à tort et à travers de biens auxquels ils n’ont pas droit. Ils auront l’Enfer le jour de la résurrection ». (Rapporté par Al Boukhari)
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
27 – La grande importance qu’on doit accorder aux limites sacrées des Musulmans. La définition de leurs droits. La compassion et la miséricorde avec lesquelles on doit les traiter
Dieu le Très-Haut a dit :
22.30 : « Celui qui prend en haute considération les limites sacrées de Dieu, cela lui fera grand bien auprès de son Seigneur ».
22.32 : « Celui qui prend en haute considération les rites de Dieu, provient de la piété des c½urs ».
15.88 : « Montre-toi modeste et bienveillant avec les Croyants ».
5.32 : « Celui qui a tué un être sans que ce soit pour meurtre ou pour corruption sur terre, c’est comme s’il avait tué l’humanité entière et celui qui l’a fait revivre, c’est comme s’il avait fait revivre l’humanité entière ».
Pour ce qui est des hadiths :
222. Selon Abou Moussa (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le croyant par rapport croyant est comme la construction dont tous les éléments se soutiennent ». (Il fit en même temps croiser ses doigts). (URA)
223. Toujours selon lui, le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui traverse l’une de nos mosquées ou de nos rues commerçantes portant une flèche, qu’il tienne sa pointe dans sa main afin de ne pas en blesser un musulman ». (URA)
224. Selon An-No’mân Ibn Bashir (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « L’image des Croyants dans les liens d’amour, de miséricorde et de compassion qui les unissent les uns aux autres est celle du corps : «dès que l’un de ses membres se plaint de quelque mal, tout le reste du corps accourt à son secours par la veille et la fièvre ». (URA)
225. Abou Hourayra (RA) a dit : « Le Messager de Dieu (saws) embrassa une fois (son petit-fils) Al Hasan Ibn ‘Ali en présence de Al ‘Aqra’ Ibn Hâbes qui lui dit : « J’ai une dizaine d’enfants et je n’en ai jamais embrassé un seul ». Le Messager de Dieu (saws) le regarda et lui dit : « Celui qui n’est pas clément avec les autres, Dieu n’est pas clément avec lui ». (URA)
226. Selon Aïcha (RA), un groupe de bédouins vint chez le Messager de Dieu (saws) et lui dirents : « Est-ce que vous embrassez vos enfants ? » Il dit : « Oui ». Ils dirents : « Nous, par contre, nous ne les embrassons jamais ». Le Messager de Dieu (saws) dit : « Que puis-je faire pour vous si Dieu a retiré la clémence de vos c½urs ? » (URA)
227. Selon Jarîr Ibn ‘Abdullâh (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : «Celui qui n’est pas clément avec les autres, Dieu ne l’est pas avec lui » (URA)
228. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Quand l’un de vous préside à la prière, qu’il allège. Il y a en effet parmi ceux qui prient le faible, le malade et le vieillard. Mais quand l’un de vous prie tout seul qu’il allonge (la lecture) autant qu’il veut ». (URA)
229. ‘Aïcha (RA) : « Le Messager de Dieu (saws) s’abstenait de faire des actes de dévotion surérogatoires, alors qu’il en avait envie, de peur que les gens ne les fassent à sa suite et qu’elles ne leur deviennent obligatoires ». (URA)
230. Toujours selon elle : « Il leur a interdit de jeûner sans rupture par miséricorde pour eux. Ils lui dirent : « Toi tu jeûnes pourtant sans rupture ». Il dit : « Je ne suis pas de votre nature. Mon Seigneur ne cesse la nuit de me nourrir et de m’abreuver ».
231. Selon Abou Qatada (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Je me lève pour la prière avec le désir d’y prolonger la lecture. J’entends alors un enfant qui pleure et j’allège ma prière par pitié pour sa mère ». (Rapporté par Al Boukhari)
232. Selon Joundab Ibn ‘Abdullâh (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Celui qui a fait la prière de l’aube s’est mis sous la protection de Dieu. Dieu ne laisse alors aucun mal vous toucher tant que vous êtes sous Sa protection et si quelqu’un veut vous nuire, Il le rattrape puis le jette sur sa face dans le feu de l’Enfer. (Rapporté par Moslem)
233. Selon ‘Omar (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne lui fait pas d’injustice et ne le trahit point. Celui qui aide son frère à satisfaire ses besoins, Dieu l’aide à satisfaire les siens. Celui qui dissipe une situation affligeante à un Musulman, Dieu lui en dissipe une le jour de la résurrection. Celui qui couvre les défauts d’un Musulman, Dieu lui recouvre les siens le jour de la résurrection » (URA)
234. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne le trahit pas, ne lui ment pas et ne se refuse jamais à le secourir. Tout Musulman est sacré pour tout autre Musulman : son honneur, ses biens et son sang. La piété est ici (et il fit signe trois fois àa sa poitrine). Il suffit à quelqu’un pour être mauvais de mépriser son frère Musulman ». (Rapporté par Tirmidhi)
235. Toujours selon lui, le Messager de Dieu (saws) a dit : « Ne soyez pas envieux les uns des autres. Ne truquez point les enchères. Ne vous détestez pas et ne vous tournez pas le dos les uns aux autres. Ne faites pas de surenchère et soyez – ô esclaves de Dieu ! frères. Le Musulman est le frère du Musulman Il ne le fait pas d’injustice, ne le méprise pas et ne lui refuse pas son secours ; la piété est ici (en désignant sa poitrine trois fois de suite). Il suffit à quelqu’un, pour être mauvais, de mépriser son frère Musulman. Tout Musulman est sacré pour tout autre Musulman : son sang, ses biens et son honneur ». (URA)
236. Selon Anas (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Aucun de vous n’est vraiment croyant tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». (URA)
237. Toujours selon lui, le Messager de Dieu (saws) a dit : « Assiste ton frère, qu’il ait tort ou qu’il ait raison ! « Quelqu’un dit : « O Messager de Dieu (saws) ! Je l’aide quand il est victime d’une injustice, mais comment veux-tu que je l’aide quand c’est lui-même l’injuste ? » Il dit : « Tu l’empêches de faire son injustice et c’est ainsi que tu viens à son secours ». (Rapporté par Al Boukhari)
238. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le Musulman a cinq obligations vis-à-vis de tout autre Musulman :
- Lui rendre son salut
- Lui rendre visite en cas de maladie
- Suivre son cortège funèbre
- Répondre à son invitation
- Lui dire quand il éternue : « Que Dieu te soit miséricordieux ! » (URA)
Dans une autre version de Moslem : « Le Musulman a six obligations vis-à-vis de tout autre Musulman :
- Quand tu le rencontres, salue-le
- Quand il t’invite, réponds à son invitation
- Quand il te demande conseil, donne-le en toute loyauté
- Quand il éternue et dit : « Dieu merci » dis-lui : « Que Dieu te soit miséricordieux ! »
- S’il tombe malade, rends-lui visite
- S’il meurt, accompagne son cortège funèbre
239. Al Barâ Ibn ‘Âzab (RA) a dit : « Le Messager de Dieu (saws) nous a prescrit de faire sept choses et d’en éviter sept autres.
Celles qu’il nous a prescrites :
- De rendre visite au malade
- De suivre les cortèges funèbres
- De dire à celui qui éternue : « Que Dieu te soit miséricordieux ! »
- Quand tu fais serment de faire quelque chose, fais-là
- De secourir l’opprimé
- De répondre à l’invitation
- De saluer les autres
Celles qu’il nous a interdites :
- De porter des bagues d’or
- De boire dans les récipients d’argent
- D’user de coussins moelleux
- De porter des tissus de luxe à trame de soie
- De porter des vêtements de soie fine
- Ou de soie épaisse
- Ou des vêtements de brocart. (URA)
Dans une autre version il y dans les sept premières recommandations :
- Renseigner leur propriétaire sur l’objet ou l’animal qu’il a perdus.
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
28 - Le devoir de cacher les défauts des Musulmans et l’interdiction de les diffuser sauf en cas de nécessité
Dieu le Très exalté a dit:
1. Chapitre 24 - verset 19: «Ceux qui aimeraient que la réputation d'immoralité se répande au sujet de ceux qui ont cru ont des tourments douloureux dans ce bas monde et dans l'autre».
240. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Il n'est personne qui couvre les défauts de son prochain dans ce bas monde dont Dieu ne lui couvre les siens le jour de la résurrection». (Rapporté par Moslem)
241. Il a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu (bsdl) dire: «Toute ma communauté peut prétendre à la clémence de Dieu sauf ceux qui étalent leurs péchés au grand jour. Or c'est étaler ses péchés que de faire la nuit quelque chose que Dieu lui couvre le lendemain matin et de dire: «O untel! J'ai fait hier telle ou telle chose». Son Seigneur l'avait pourtant couvert toute la nuit et, le matin, il dévoile lui-même ce que Dieu a caché». (ura)
242. Toujours selon lui, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand la femme esclave commet l'adultère et que cela est prouvé, que son maître lui donne les cinquante coups de fouet réglementaires sans pourtant l'admonester (lui faire des reproches). Quand elle commet l'adultère pour la deuxième fois, qu'il lui donne les cinquante coups de fouet réglementaires sans pourtant l'admonester. Puis quand elle le commet pour la troisième fois, qu'il la vende même contre un bout de corde de poils de chèvre».
243. Selon lui encore: «On amena au Messager de Dieu (bsdl) quelqu'un qui avait bu du vin. Il dit: «Frappez-le! «Abou Hourayra a dit: «Parmi nous il en est qui le frappa de sa main, d'autres le frappèrent avec leur chaussure et d'autres avec leurs vêtements. Quand l'homme partit, certains dirent à son adresse: «Que Dieu te couvre d'opprobre!» Le Prophète dit: «Ne dites pas de telles choses et n'aidez pas contre lui le Diable». (Rapporté par Al Boukhàrî)
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
29 - Le devoir de pourvoir aux besoins des Musulmans
Dieu le Très-Haut a dit:
1. Chapitre 22 - verset 77: «Faites le bien, peut-être récolterez-vous le succès».
244. Selon Ibn 'Omar (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne lui fait pas d'injustice et ne le trahit point. Celui qui ½uvre à satisfaire le besoin de son frère, Dieu est là pour lui satisfaire le sien. Celui qui dissipe une situation affligeante à un Musulman, Dieu lui en dissipe une de celles du jour de la résurrection. Celui qui couvre un Musulman, Dieu le couvre le jour de la résurrection». (ura)
245. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu a dit: «Celui qui dissipe à un Musulman l'une des situations affligeantes de ce bas monde Dieu lui en dissipe une de celles du jour de la résurrection. Celui qui met dans l'aisance quelqu'un dans la gêne. Dieu le met dans l'aisance dans ce monde et dans l'autre. Celui qui couvre un Musulman, Dieu le couvre dans ce monde et dans l'autre. Dieu ne cesse d'être aux côtés de Son esclave tant que Son esclave est aux côtés de son frère. Celui qui parcourt un chemin à la recherche de quelque savoir. Dieu lui facilite un chemin vers le Paradis. Toutes les fois que des gens se réunissent dans l'une des maisons de Dieu exalté pour réciter le Livre de Dieu (le Coran) et pour l'étudier ensemble, la sérénité (divine) descend aussitôt sur eux, la miséricorde les voile, les Anges les couvrent de leurs ailes et Dieu les mentionne auprès de ceux qui sont près de lui (les Anges, les Prophètes et les Saints). Celui qui ne s'élève pas par son propre labeur, ce ne sont pas ses origines qui vont l'élever». (Rapporté par Moslem)
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite
1. Chapitre 4 - verset 85: «Celui qui intercède dans une bonne action en aune part».
Pour ce qui est des Hadiths:
246. Selon Abou Musa (das), quand on venait au Prophète (bsdl) pour une requête, il se tournait vers ceux qui étaient assis avec lui et leur disait: «Intercédez et vous en serez récompensés. Dieu décide ce qu'il aime par la bouche de Son Prophète». (ura)
Dans une autre version: «Ce qu'il veut».
247. Ibn 'Abbàs (das), a dit à propos de la fameuse histoire de Barira et de son mari: «Le Messager de Dieu (bsdl) dit à Barira: «Que ne reviens-tu à lui!». Elle dit: «O Messager de Dieu! Est-ce là un ordre? «Il dit: «Non, mais c'est une simple intercession de ma part». Elle dit: «Je n'ai que faire de lui». (Rapporté par Al Boukhâri)
Commentaire
Barîra était l'affranchie de 'Àîsha (das), la mère des Croyants. Elle avait répudié son mari Moughith, un esclave noir. Comme le Messager de Dieu (bsdl) détestait par-dessus tout le divorce, il essaya d'intercéder auprès de Barira pour qu'elle retourne à son mari.
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite