Le Liban annonce l'arrestation du porte-parole du Fatah al-Islam
BEYROUTH - Les troupes libanaises ont capturé le porte-parole du Fatah al-Islam et de trois autres membres du mouvement tôt samedi, deux semaines après sa défaite dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, a annoncé un porte-parole de l'armée.
Après plus de trois mois de combats acharnés, l'armée libanaise est venue à bout le 2 septembre des dernières poches de résistance dans le camp, situé dans le nord du Liban, remportant une victoire décisive sur les militants du groupe islamiste retranchés sur place.
Depuis, les soldats libanais ont passé le camp au peigne fin. Lors des affrontements du 2 septembre, plus de 50 personnes avaient été tuées, tandis qu'une vingtaine de militants étaient interpellés.
Abou Salim Taha a été capturé à Jabal Terbol, près de Nahr el-Bared et non loin du camp de réfugiés de Beddaoui. Un porte-parole militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat a précisé que l'homme était un ressortissant syrio-palestinien du camp de réfugiés de Yarmouk. Trois autres individus ont été arrêtés avec lui.
Dans un communiqué laconique rendu public plus tard, l'armée a ajouté que les trois personnes interpellées en même temps que le porte-parole étaient originaires d'Arabie saoudite, de Syrie et de Tunisie. "Une enquête est en cours", précise le document. Selon une source sécuritaire, certains militants tentent de rejoindre le camp de réfugiés d'Ein el-Heloueh, dans le sud du Liban.
Le gouvernement a fait état d'un bilan de 222 militants tués pendant les combats. Plus de 200 ont été capturés, tandis que 167 soldats libanais trouvaient la mort.
Mais à l'exception du No2 du Fatah al-Islam, Abou Houreira, tué dans une fusillade à Tripoli il y a plus d'un mois, aucun dirigeant du mouvement n'a pu être capturé. AP