Ubisoft ouvre un deuxième studio de production de jeux en Chine
SHANGHAÏ (Reuters) - L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft Entertainment, célèbre notamment pour le titre "Prince of Persia", annonce son intention d'ouvrir un deuxième studio de production en Chine.
Il ouvrira ses portes à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, dans le centre du pays, et Ubisoft prévoit d'y embaucher 200 personnes d'ici un an, a précisé à Reuters le directeur général du studio Richard Tsao.
Ubisoft emploie actuellement 500 personnes dans son studio de Shanghaï, qu'il a créé en 1996.
Chengdu, qui compte chaque année 35.000 nouveaux diplômés en programmation, "est une cité formidable avec beaucoup de talents", a ajouté Tsao.
Ubisoft, deuxième éditeur européen de jeux vidéo, table sur une croissance de son chiffre d'affaires annuel de 60% à 1,1 milliard d'euros d'ici 2010, contre 680 millions actuellement.
Le groupe recrute chaque année 500 personnes pour travailler sur des jeux. Tsao souligne que 80% de ces recrutements seront réalisés en Chine, au Canada et en Roumanie. Il s'attend aussi à ce que la Chine supplante un jour Montréal, au Canada, à l'heure actuelle principale base de production du groupe.
L'américain Electronic Arts, premier éditeur mondial de jeux, détient pour sa part une participation de 15% dans le premier opérateur chinois de jeux The9, célèbre notamment pour son jeu en ligne "World of Warcraft".
EA possède également 15,4% d'Ubisoft.
Malgré l'importance croissante de la Chine dans la production de jeux d'Ubisoft, le pays ne représente que 1% du chiffre d'affaires total du groupe français. Les autorités chinoises n'ont pas encore autorisé la commercialisation sur place de consoles de jeux étrangères, telles que la Wii de Nintendo, la Xbox 360 de Microsoft ou la PlayStation de Sony.
"Nous travaillons en Chine sur des jeux destinés à la consommation mondiale", a poursuivi Tsao. "Ce n'est pas que nous ne voulons pas vendre des jeux en Chine, il est très difficile d'accéder à ce marché". Tsao montre aussi du doigt le piratage, qui coûte au secteur 15% de son chiffre d'affaires chaque année.