Garder le c½ur en permanence pour Dieu doit être recherché. Mais il ne faudrait pas en conclure que notre esprit ne doive pas être occupé par une chose de ce monde.
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Quand nous sommes tranquilles et que nous ne sommes pas en train de courir afin de répondre aux nécessités de l’existence, il nous est facile de penser à Dieu. Saisissons cette facilité.
Quelques conseils du savant indien Cheikh Thânwî (Rahmatoullâhi 'alayh) à propos du Dhikr.
1) Comment invoquer Dieu?
Que tout ton c½ur soit attentif. Et que ton c½ur soit rempli de chagrin. Si ce n’est pas le cas, efforce-toi de le rendre triste. Il te faut au moins la même révérence que si tu partais dans la cour d’un roi.
Ce du’â que l’on demande avec beaucoup d’attention est souvent accepté. Quand on va chez le médecin, on lui dévoile nos douleurs. Mais si on va chez lui en lui cachant ce qui nous fait mal, que voulez-vous que le médecin nous prescrive.
C’est ainsi qu’il y a demander et demander. Et il faut faire en sorte que le c½ur soit présent quand on demande. Si c’est le cas après chaque prière, alors faisons-le après chaque prière. Si nous avons besoin de choisir un moment particulier, ou un endroit particulier, alors faisons-le. Choisissons ce qui nous met à l’aise pour demander avec notre c½ur.
Avant chaque activité, venons frapper à Sa porte. Il nous ouvrira alors toutes les portes.
2) Pour que le Dhikr devienne permanent
Un autre défaut est de ne penser à Dieu qu’au moment des actes d’adoration, et pas aux autres moments. Même ceux qui se considèrent comme des dévots sont dans cette situation. Il faut comprendre que si la routine peut toucher la langue – et celle-ci se mettra alors à répéter toujours les mêmes paroles – cette routine peut aussi affecter les c½urs. Et à ce moment, il ne reste plus qu’une apparence du rappel car le c½ur n’est plus captivé par l’objet du rappel.
Garder le c½ur en permanence pour Dieu doit être recherché. Mais il ne faudrait pas en conclure que notre esprit ne doive pas être occupé par une chose de ce monde. S’il n’y a nécessité de le faire, il n’y a aucun mal à le faire. Et ne croyez surtout pas que, puisque la pensée d’une chose vous occupe plutôt que la pensée de Dieu, il faille vous séparer de cette chose. S’il y a nécessité que votre esprit parte vers cette chose, ne vous inquiétez pas. Mais après que votre esprit ait été occupé par cette chose, ramenez-le à la pensée de Dieu. Raison pour laquelle nul ne peut prétexter l’impossibilité de penser à Dieu à cause de ses occupations mondaines. La piété ne change pas notre nature. Nous restons humains avec nos besoins. Mais Dieu nous demande précisément que l’on pense à Lui alors que nous avons des besoins, occupés que nous sommes par mille occupations.
Ce sur quoi j’aimerais insister, c’est qu’il nous faut penser à Dieu quand nous ne sommes pas occupés à faire quelque chose de particulier. Dès que notre esprit se libère de ce qui était une nécessité, il faut l’occuper par la pensée de Dieu. Quand nous sommes tranquilles et que nous ne sommes pas entrain de courir afin de répondre aux nécessités de l’existence, il nous est facile de penser à Dieu. Saisissons cette facilité. Si nous nous astreignons à le faire constamment, Dieu nous permettra de penser à Lui même au moment de nos besoins. Plus nous serons exigeants pour penser à Dieu dans la facilité, plus cette pensée sera en nous dans les autres moments. En procédant ainsi, les pensées pour un autre que Dieu auront de plus en plus de mal à nous pénétrer.
Quand quelqu’un est propriétaire d’une maison, quiconque entre dans cette maison n’a qu’un statut d’invité. Mais chez nous, les choses se sont inversées. Voilà que l’invité a pris possession de la maison et que le propriétaire ne peut plus entrer. C’est pourquoi il est nécessaire de purifier ce c½ur de la pensée de tout autre que Dieu afin qu’il ne soit plus occupé que par la pensée de Dieu. Et à ce moment-là, celui qui désire entrer ne pourra le faire que s’il accepte les règles et les manières imposées par le propriétaire.
Vous comprendrez alors pourquoi l’islam n’a jamais condamné le fait d’avoir des relations, des transactions, des pensées pour autre que Dieu… Mais tout cela doit se faire selon les exigences du Créateur. Nous accueillons bien chez nous des personnes. Mais cela se fait suivant nos règles. Et ces personnes, même si elles sont pour un instant chez nous, n’ont qu’un statut d’étranger. Elles n’ont pas à nous dicter leurs règles. C’est aux nôtres qu’elles doivent se soumettre si elles veulent rester. C’est de cette façon qu’il faut organiser notre c½ur. Si une pensée désire entrer, elle est la bienvenue si elle accepte les règles qui gouvernent notre coeur. Mais même dans ce cas, elle ne peut rester indéfiniment : il arrive un moment où l’étranger doit quitter la maison.
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{4. C'est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours puis Il S'est établi sur le Tròne; Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort, et ce qui descend du ciel et ce qui y monte, et Il est avec vous où que vous soyez. Et Dieu observe parfaitement ce que vous faites} Sourate 57 : Le fer (Al-Hadid) .. Barakallahou fik ma chère soeur .. Salam
Tous mes voeux de bonheur, de santé, et de réussite