Bis repetita, Kouchner évite le mot « guerre » mais la prêche encore plus !
Un discours polyphonique, dans la bouche d'un ministre d'obédience socialiste, au sein d'un gouvernement de droite, ne reflète-t-il pas la polyphonie française, sur l'échiquier international ?
Le monde n'a pas encore oublié le terrible mot de « guerre », lancé, il y a quelques semaines, par la bouche du premier diplomate français, de l'antenne d'une radio. Le mot a fait le tour du monde, semant de l'émoi là où il passait. Face à cette vague déferlante, le Chef de l'Etat n'a eu d'autre choix que de « recadrer », rapidement, son ministre, qui a imputé à la presse sa faute, l'accusant d'avoir mal interprété ses propos.
Il recule et s'excuse. Les zigzags du patron du Quai d'Orsay n'en finissent pas pour autant. Après l'échec du triangle guerrier, Washington-Londres-Paris, de persuader les 5+1 de durcir les sanctions anti-iraniennes, c'est à l'antenne d'Europe 1 que Bernard Kouchner montre encore ses tendances bellicistes.
Il reparle de la guerre, tout en évitant de prononcer le mot. Une rhétorique d'angoisse et d'horreur lui sert à escamoter le mot qui sonne terriblement aux oreilles. Fidèle à la ligne atlantiste de son Président, il évite le mot, mais en parle toujours.
Il peint un paysage terrible de la région : « un endroit terriblement, terriblement dangereux ». Que voulait-il suggérer par ce doublet de « terriblement » ? Le nucléaire iranien ne sert-il pas de prétexte au gouvernement Sarkozy, pour redorer son blason, sur les côtes outre-atlantique ? Ne serait-ce pas remâcher le scénario concocté dans les "think tanks" de la Maison Blanche, pour occuper la place vacante de Tony Blair, auprès du « Big Brother » ? Mais qu'adviendra-t-il d'une France indépendante sur la scène internationale ? Autant de questions qui resteront sans réponse, lorsqu'on fait du programme nucléaire, à vocation pacifique, de l'Iran, une menace universelle, alors qu'on oublie que c'est la France qui a doté le régime sioniste de la bombe atomique.
Kouchner et ses points de vue en dents de scie Le patron sarko-socialiste du Quai d'Orsay se surpasse, ces jours-ci, en propos bizarres, voire, inappropriés. Cette fois-ci, il s'agit de la Russie et de son Président, Vladimir Poutine, qui envisage la primature au Kremlin. Pour Bernard Kouchner, cela est un « procédé original » et il s'en est déclaré inquiet. Rien de bien nouveau dans le comportement de Kouchner, puisqu'il n'y a pas encore très longtemps, il a appelé le monde à contrer en bloc l'Iran, pour, finalement, revenir sur ses propos, lorsque la Communauté mondiale s'est dressée en bloc, devant une telle rhétorique guerrière.