Wall Street clôture en hausse: DJIA +1,00%, Nasdaq +0,35%
NEW YORK (AFP) - La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, aidée par des signes d'amélioration de la situation sur le marché du crédit et par le bond de l'action General Motors: l'indice Dow Jones a pris 1,00% et le Nasdaq a gagné 0,35%.
Le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a avancé de 133,23 points pour clôturer à 13.424,88 points et l'indice composite du Nasdaq de 8,99 points à 2.601,06 points, selon les chiffres définitifs de clôture.
L'indice élargi Standard and Poor's 500 a pour sa part progressé de 0,84% (+12,39 points) à 1.483,95 points.
Wall Street a été dopée par "les signes d'amélioration sur le marché du crédit", a souligné Hugh Johnson, analyste chez Johnson Illington Advisors.
Selon des chiffres publiés par la Réserve fédérale jeudi, l'encours des créances à court terme des entreprises ("commercial papers") a reculé de seulement 8 milliards de dollars lors de la semaine achevée le 12 septembre contre une baisse moyenne de 78,5 milliards de dollars lors des trois semaines précédentes.
"Cela indique que la contraction du crédit pourrait ne pas s'aggraver et mener à un récession. Et c'est la préoccupation première des investisseurs", ajouté M. Johnson.
Seul indicateur économique de la journée, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis ont augmenté de 4.000, à 319.000, au cours de la semaine close le 8 septembre par rapport à la précédente. Les analystes tablaient sur 325.000 demandes.
"C'était un peu meilleur que prévu", a remarqué Peter Cardillo, analyste chez Avalon Partners. "Si cette tendance continue, les craintes de voir le marché du travail tomber en morceaux devraient se dissiper dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté.
Le cours du pétrole a atteint un nouveau record à New York, en montant à 80,20 dollars le baril.
Le marché essaie actuellement de deviner quelle décision prendra la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa réunion du mardi 18 septembre. Si une baisse de taux d'intérêt semble acquise aux yeux des courtiers, ils s'interrogent en revanche sur l'ampleur de cet assouplissement monétaire (25 points de base ou 50 points de base).
Le principal taux directeur de la Fed est fixé à 5,25% depuis juin 2006. Une baisse de taux est toujours très appréciée par les marchés boursiers car elle a le potentiel de doper les profits des entreprises et rend les actions plus attrayantes que les obligations.
Parmi les valeurs en vue, le constructeur automobile General Motors a bondi de 10,05% à 33,29 dollars, après une note favorable de la banque Citigroup. Le groupe approcherait par ailleurs d'un accord avec les syndicats sur ses coûts d'assurance-maladie, selon la presse.
Countrywide Financial a grimpé de 13,90% à 18,93 dollars. Le leader des prêts hypothécaires a annoncé disposer d'un crédit de 12 milliards de dollars.
McDonald's a engrangé 6,05% à 54,30 dollars, après avoir relevé son dividende annuel de 50%.
Le marché obligataire a fini en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 4,482% contre 4,408% mercredi soir et celui à 30 ans à 4,743% contre 4,687%.
Wall Street compte sur la Fed la semaine prochaine pour conforter son redressement
NEW YORK (AFP) - Soutenue ces derniers jours par l'espoir d'une baisse des taux de la Réserve fédérale, Wall Street espère poursuivre son redressement la semaine prochaine, mais il faudra pour cela que le comité de politique monétaire de la Fed réponde aux attentes placées en lui.
Sur la semaine écoulée, l'indice des 30 valeurs vedettes, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), a progressé de 2,51% pour terminer vendredi à 13.442,52 points.
L'indice composite du Nasdaq a gagné 1,42% sur la semaine, pour clôturer à 2.602,18 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a progressé de 2,11% à 1.484,25 points.
Sur le marché obligataire, le taux de rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 4,462% contre 4,368% vendredi dernier et celui à 30 ans à 4,724% contre 4,693%.
Le moment fort de la semaine à venir sera la réunion du comité de politique monétaire de la Fed mardi, au cours de laquelle sera réexaminé son taux directeur, fixé à 5,25% depuis juin 2006.
Après les turbulences boursières d'août liées à la propagation des difficultés du secteur des prêts immobiliers à risque ("subprime"), la contraction du marché du travail en août et la baisse de 0,4% (hors automobile) des ventes au détail ont fait planer le spectre d'une récession.
Mais parallèlement, ces chiffres ont conforté l'idée que la Fed allait devoir baisser ses taux afin de limiter les dégâts.
"Les investisseurs continuent d'agir comme si la décision de la Fed de baisser les taux était assurée", souligne Frederic Dickson, analyste de DA Davidson & Co. Mais pour lui, "il y a une réelle possibilité qu'elle décide d'attendre davantage de chiffres sur l'inflation et de preuves d'un risque de ralentissement économique".
Deux indicateurs clefs à cet égard - l'évolution des prix à la production en août et celle des prix à la consommation - seront publiés mardi et mercredi.
Pour les analystes de Natixis, le principe de réduction de taux est acquis, mais "la décision s'annonce serrée entre une baisse de 25 points de base et une baisse de 50", hypothèse privilégiée par le marché.
Plusieurs responsables de la Fed ont récemment donné des avis divergents sur la situation, mais son président "Ben Bernanke s'est bien gardé de donner des informations, laissant les marchés dans l'incertitude", écrivent-ils, attendant donc plutôt "une politique de petits pas" et une baisse de 25 points de base.
"Il ferait ainsi la distinction entre la crise financière, à laquelle la Fed a déjà réagi au cours des dernières semaines, et ses conséquences macroéconomiques qui doivent encore être évaluées", ont-ils ajouté.
Une position partagée par Ethan Harris, analyste de Lehman Brothers, qui estime qu'une baisse directe de 50 points de base pourrait être considérée comme "un signe de panique".
"Dans tous les cas, le marché boursier devrait continuer à monter avant la réunion puis baisser une fois la décision de la Fed connue, quelle qu'elle soit", a avancé M. Dickson.
Après l'épreuve de la Fed, Wall Street recevra les premiers résultats trimestriels d'entreprises, qui pourraient causer de nouveaux remous.
Il y a à peine deux mois, les résultats du deuxième trimestre, supérieurs aux attentes, avaient propulsé le Dow Jones au-dessus des 14.000 points pour la première fois de son histoire.
Pour ce trimestre, la méfiance va être d'autant plus grande que les grandes banques d'affaires, au coeur des tourmentes du "subprime", seront parmi les premières à dévoiler leurs performances.
Lehman Brothers publiera ses résultats mardi, suivi de Morgan Stanley mercredi puis de Bear Stearns et Goldman Sachs jeudi.
Les analystes prévoient des bénéfices en recul pour les trois premières. Seul Goldman Sachs devrait poursuivre sur la tendance record des précédents trimestres.